canet en roussillon
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LA PISCINE
LA PISCINE
Jacques DERAY - FRANCE - 1968 - Couleurs, 122mn
Sc : J.E. CONIL
Ph : J.J. TARBÈS
Mus : Michel LEGRAND
Int : R. SCHNEIDER, J. BIRKIN, A. DELON, M. RONET, P. CRAUCHET...
Grand Prix au Festival de Rio
Dans une luxueuse villa de Saint Tropez, avec piscine, vivent et s’aiment Marianne et Jean-Paul. Leur bonheur se trouble lorsque surviennent Harry et sa fille Pénélope. Harry n’a que tonitruant mépris pour Jean-Paul, dont la réussite est moindre que la sienne, et Jean-Paul n’a que jalousie contenue pour Harry, qu’il soupçonne, de surcroît, d’avoir été l’amant de Marianne. Commencent alors, dans un étouffant et lumineux huis-clos, des jeux d’amour, féroces et dangereux...
Du générique au dernier plan, tout n’est qu'ordre et beauté dans ce film aux résonances raciniennes tissant un fin réseau de confidences, d’allusions, de souvenirs et de mutismes, le scénario fait subtilement progresser l’histoire de la nonchalance initiale à l’hostilité latente puis à l’insoutenable et fascinante tension, jusqu’à la tragédie finale et à la fausse sérénité retrouvée ; la sobriété des dialogues et l’envoûtement de la musique, le chatoiement des gestes et des regards, le symbolisme des décors, des costumes et des couleurs concourent à alourdir l’atmosphère d’un destin en marche ; quant aux acteurs, ils sont dirigés avec telle finesse qu’aucune nuance de leurs personnages n’échappe: jamais R. Schneider, rayonnante de sensualité versatile et de tristesse majestueuse, jamais A. Delon, ténébreux et ambigu, qui, après Plein Soleil de R. Clément, retrouve ici M. Ronet, fanfaron et corrosif, jamais J. Birkin, séduisante d’innocence rêveuse et de mélancolique perversité, n’ont été aussi constamment éblouissants !
Avec La Piscine, J. Deray atteint le sommet de son art et conquiert définitivement son public !
M.T.
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