
L’écume des jours (VF)
Description
Le cinéma de Charles Belmont
Séance animée par Marielle Issartel chef-monteuse, scénariste et réalisatrice française.
Réalisation : Charles Belmont – France 1968 – 1 h 50
Scénario : Charles Belmont, Philippe Dumarçay, Pierre Pelegri d’après l’œuvre de Boris Vian
Interprétation : Jacques Perrin, Marie-France Pisier, Sami Frey, Alexandra Stewart, Bernard Fresson, Claude Pieplu, Annie Buron
Photographie : Jean-Jacques Rochut
Musique : André Hodeir
Colin et Chloé s’aiment passionnément. Quand Colin a rencontré la jeune femme, sa vie de solitaire oisif a complètement changé. Ils se marient très vite, mais Chloé est bientôt victime d’une mystérieuse maladie. Un nénuphar pousse dans ses poumons, l’empêchant de respirer. Colin offre des fleurs à sa bien-aimée et l’envoie à la montagne…
Sorti en 1968, L’Écume des jours est la première adaptation cinématographique du célèbre roman de Boris Vian. Le film raconte l’histoire tragique de Colin et Chloé dans un univers poétique où l’amour, la maladie et la désillusion transforment progressivement le monde qui les entoure.
À la mise en scène, Charles Belmont cherche à traduire l’imaginaire surréaliste de Vian avec des effets visuels inventifs, une esthétique proche de la Nouvelle Vague et une atmosphère empreinte de jazz.
C’est une œuvre ambitieuse, imaginative totalement unique et originale et qui reste fidèle à l’esprit poétique de Vian, malgré les difficultés inhérentes à l’adaptation d’un roman réputé « inadaptable » tout en s’inscrivant parfaitement dans le cinéma français des années 1960. A (re)découvrir absolument.
Marielle Issartel est monteuse et réalisatrice au cinéma et à la télévision : films de long et court-métrage expérimentaux, publicitaires et institutionnels, magazines et téléfilms.
Depuis les années 2000 elle s’est surtout consacrée aux films d’auteur. Elle a enseigné à la Fémis et à l’Université de Saint-Denis et écrit des scénarios et des livres. Elle réside aujourd’hui entre Paris et Perpignan.
Marielle Issartel commence sa carrière en 1967 en tant qu’assistante au montage du film L’Écume des jours, sur le tournage duquel elle est amenée à rencontrer son futur compagnon, Charles Belmont, qui réalisait le film issu du livre de Boris Vian.
Elle anime aujourd’hui avec sa fille Salomé l’association Les Amis de Charles Belmont fondée pour diffuser et restaurer la filmographie du cinéaste après son décès, survenu en 2011.